
Terrassement général
Décapage, nivellement, plateforme de maison et excavation sur tout le littoral des Maures.
Entre les mètres cubes d’eau du bassin et les camions qui quittent le terrain, l’écart est souvent du simple au double.
Quand on parle d’une piscine de 8 × 4 mètres sur 1,50 m de profondeur moyenne, tout le monde a en tête 48 mètres cubes. C’est le volume d’eau, pas le volume de terre. Le trou réellement ouvert par la pelle est plus long, plus large et plus profond que le bassin fini, et la terre sortie gonfle dès qu’elle est chargée. Entre les 48 m³ théoriques et ce qui quitte le terrain en camion, l’écart descend rarement en dessous du double.
Comprendre cet écart n’a rien d’anecdotique. L’évacuation se compte en rotations de camion, et c’est souvent le poste qui surprend le plus. Un propriétaire qui avait prévu « deux ou trois bennes » découvre parfois qu’il en faut huit. Ce guide explique d’où vient la différence, comment l’approcher avant de creuser, et ce qu’il est raisonnable de garder sur place plutôt que d’emporter.
Sur le golfe de Saint-Tropez et la corniche des Maures, deux paramètres alourdissent encore le calcul : la pente, qui oblige à décaisser davantage d’un côté pour obtenir une plateforme horizontale, et la nature du sol. Un schiste altéré se débite en plaquettes et foisonne beaucoup ; une terre rouge argileuse colle au godet, se charge mal et se réemploie difficilement en remblai propre.

Autour d’un bassin, il faut de la place pour travailler. Pour un bassin béton, on ouvre généralement 40 à 60 cm de plus de chaque côté afin de poser les banches ou les blocs, couler, décoffrer, puis appliquer l’étanchéité extérieure. Pour une coque, la sur-largeur est du même ordre : il faut pouvoir descendre le long des parois pour caler, remblayer par couches et faire passer les tuyaux.
Sur un 8 × 4, ces sur-largeurs transforment une emprise de 32 m² en une fouille de 45 à 50 m². Rien qu’avec cela, le volume passe de 48 à près de 70 m³. Il faut ensuite ajouter le fond de forme : sous le radier, on descend de 20 à 30 cm supplémentaires pour le hérisson drainant et le béton de propreté. Une piscine « 1,50 m de profondeur » est en réalité creusée à 1,80 m ou plus.
S’ajoutent le local technique, souvent enterré ou semi-enterré à proximité, et les tranchées de liaison entre le bassin et ce local : skimmers, refoulements, bonde de fond, prise balai, alimentation électrique. Ces tranchées sont peu spectaculaires mais elles représentent plusieurs mètres cubes de déblai en plus.
Sur un terrain plat avec un portail large, la pelle arrive au bord du trou et le camion se gare à côté. Sur un coteau des Maures, c’est plus rare. Il faut souvent créer une piste ou une rampe d’accès pour amener l’engin jusqu’à l’emplacement du bassin, et cette rampe se creuse elle aussi. Selon la pente, elle peut représenter autant de mètres cubes que la moitié du bassin.
Le deuxième volume oublié, c’est la plateforme. Une piscine se construit horizontale. Si le terrain descend de 60 cm sur la longueur du bassin, on décaisse plus haut et on remblaie plus bas, ou bien on décaisse tout du côté amont et on crée un petit mur de soutènement en aval. Dans le premier cas une partie de la terre reste sur place ; dans le second, presque tout part. Le choix se fait sur le terrain, en fonction de la pente et de ce que le sol permet.
Un mètre cube de terre en place ne fait plus un mètre cube une fois excavé. En perdant sa compacité, elle prend du volume : c’est le foisonnement. L’ordre de grandeur dépend du matériau, et il change complètement le nombre de bennes à prévoir, puisque c’est le volume foisonné que l’on charge, pas le volume théorique.
| Matériau rencontré | Foisonnement indicatif | Comportement au chargement |
|---|---|---|
| Terre végétale | + 15 à 25 % | se charge bien, réutilisable en finition |
| Terre rouge argileuse | + 20 à 30 % | colle au godet, lourde par temps humide |
| Remblai hétérogène | + 20 à 30 % | souvent non réutilisable en l’état |
| Schiste altéré des Maures | + 30 à 40 % | se débite en plaquettes, volume très gonflé |
| Rocher fracturé au brise-roche | + 40 à 60 % | blocs irréguliers, bennes mal remplies |
Ordres de grandeur usuels, à confirmer sur le terrain
Le tableau explique une phrase souvent entendue sur les chantiers de coteau : « on a sorti deux fois ce qu’on pensait ». Quand le godet touche le rocher altéré à 1,20 m et qu’il faut passer au brise-roche, le volume transporté augmente fortement alors même que le trou, lui, n’a pas changé de dimensions.
Prenons un bassin béton de 8 × 4 m, profondeur moyenne 1,50 m, sur une parcelle qui descend d’une quarantaine de centimètres sur la longueur, sol de terre rouge sur schiste altéré. Le calcul se déroule par étapes, et chacune ajoute son volume.
Avec des camions de 12 à 15 m³ utiles, on arrive à neuf ou dix rotations si tout part. Si l’accès n’autorise qu’un petit porteur de 8 m³, le compte grimpe au-delà de quinze. C’est exactement pour cette raison que la largeur du portail et la possibilité de retourner dans la rue pèsent autant sur un chantier de piscine que la taille du bassin.
Tout ne part pas forcément. La terre végétale de surface, décapée et mise de côté en début de chantier, se replace en finition autour de la plage et dans les massifs. Le schiste concassé peut servir de remblai technique derrière un mur ou sous une allée, à condition qu’il soit propre. Sur ce chantier type, on garde souvent 20 à 30 m³ sur place, ce qui fait tomber l’évacuation à sept ou huit rotations.
Le remblai autour d’un bassin ne se fait jamais avec n’importe quelle terre. Une argile qui gonfle et se rétracte pousse sur les parois et empêche l’eau de s’évacuer. On préfère un matériau drainant compacté par couches, avec un drain en pied. C’est aussi pour cela qu’une partie du déblai part même quand il reste de la place pour le stocker.
On peut donner une fourchette. Une règle d’approche courante consiste à multiplier le volume d’eau par deux à deux et demi pour obtenir le volume foisonné à évacuer, en terrain simple. En pente, avec une rampe à créer ou du rocher à fracturer, le coefficient monte. Cette estimation sert à caler un budget et à vérifier que l’accès est compatible, pas à engager un nombre de camions ferme.
Parfois, et c’est la solution la plus économique quand la parcelle le permet. Il faut de la surface, une zone où le remodelage ne gêne ni l’écoulement des eaux ni les voisins, et une terre de qualité acceptable. Répandre 100 m³ sur un jardin, c’est une couche de 30 cm sur plus de 300 m² : peu de terrains l’absorbent sans créer de problème de ruissellement vers le bas de la parcelle.
Elles partent vers une installation qui accepte les déblais inertes, avec un bon de dépôt. Les terres propres sont parfois reprises pour du remblaiement de carrière ou du modelage paysager. Le dépôt sauvage dans un vallon ou sur un terrain voisin est interdit et engage la responsabilité de celui qui l’organise comme de celui qui l’accepte.
Une visite sur place permet de mesurer la pente réelle, de sonder le sol et de vérifier l’accès camion avant d’annoncer un volume. Nous intervenons à Cavalaire-sur-Mer et sur tout le golfe.

Décapage, nivellement, plateforme de maison et excavation sur tout le littoral des Maures.

Creusement, mise à niveau du fond de fouille et remblaiement pour coque comme pour béton.

Installation, remplacement et mise aux normes de votre assainissement individuel.

Allées carrossables en gravier, enrobé, béton désactivé ou pavés, du décaissé à la finition.