
Terrassement général
Décapage, nivellement, plateforme de maison et excavation sur tout le littoral des Maures.
Plaine alluvionnaire, nappe saisonnière et coteaux boisés : nous adaptons la méthode à la position de votre parcelle dans la vallée.
La Môle est la commune la plus agricole de notre secteur. On y accède depuis Cavalaire par le col, et le paysage change complètement : plus de mer, une vallée ouverte, des parcelles cultivées, des vignes, et de part et d’autre des coteaux boisés qui referment l’horizon. L’habitat y est dispersé, en mas, en fermes et en maisons isolées desservies par de longs chemins privés. C’est un contexte de travail très différent de celui du littoral.
Le fond de vallée est alluvionnaire. Les sols y sont plus fins, limoneux à sablo-limoneux, faciles à travailler quand ils sont ressuyés mais très sensibles à l’eau. Après une période pluvieuse, un engin qui circule au mauvais moment crée des ornières profondes et détruit la structure du sol sur plusieurs dizaines de centimètres. Nous adaptons donc le calendrier à l’état réel du terrain, pas seulement à la date prévue.
Deuxième caractéristique locale, la nappe. Dans la plaine, elle peut remonter nettement en hiver et au printemps. Une fouille qui était sèche en septembre peut se remplir en février. Cela influence tout : la profondeur d’un sous-sol, la faisabilité d’un bassin enterré, le choix d’une filière d’assainissement et la nécessité ou non de prévoir un pompage pendant les travaux.
En remontant sur les coteaux, on retrouve le schiste du massif, la forêt et les accès étroits. La commune combine donc deux mondes : la plaine, où la difficulté est l’eau et la portance, et les hauteurs, où c’est la pente et le rocher. L’aérodrome, installé dans la plaine, rappelle à quel point ce fond de vallée est plat comparé au reste du golfe.
Nous venons avec nos machines et nous exécutons nous-mêmes. Sur une commune où les chantiers sont souvent éloignés de tout, cela évite les allers-retours inutiles et les intervenants qui se renvoient la responsabilité.

Décapage, nivellement, plateforme de maison et excavation sur tout le littoral des Maures.

Creusement, mise à niveau du fond de fouille et remblaiement pour coque comme pour béton.

Installation, remplacement et mise aux normes de votre assainissement individuel.

Allées carrossables en gravier, enrobé, béton désactivé ou pavés, du décaissé à la finition.

Travailler dans un fond de vallée alluvionnaire demande de raisonner en saison autant qu’en mètres. En période sèche, le terrain porte, se creuse facilement et les parois tiennent correctement. En période humide, le même terrain devient mou, les talus de fouille se délitent et l’eau arrive par le fond. Un sondage réalisé au bon moment de l’année, avec observation du niveau d’eau après stabilisation, vaut mieux qu’une estimation faite à l’œil en plein été.
Concrètement, cela conduit souvent à remonter les ouvrages plutôt qu’à les enterrer. Une construction sur vide sanitaire plutôt qu’un sous-sol complet, un dispositif d’assainissement rehaussé plutôt qu’un épandage profond, un bassin moins enterré avec des abords remodelés. Ce sont des choix qui se prennent avant de creuser, pas après avoir trouvé de l’eau à un mètre vingt.
La portance est l’autre sujet. Les limons de plaine ne supportent pas bien les charges concentrées lorsqu’ils sont saturés. Pour une plateforme, un accès carrossable ou une aire de stationnement, nous purgeons la couche sensible, nous interposons un géotextile de séparation et nous reconstituons une assise en matériau concassé compacté par couches. Sans cette séparation, le concassé s’enfonce dans le sol fin et l’ouvrage se déforme en un hiver.
Enfin, la plaine est parcourue de fossés et de petits écoulements qui ne coulent qu’après les pluies. Les combler ou les dévier sans réfléchir revient à déplacer un problème chez le voisin. Nous préférons les conserver, les recalibrer proprement et poser un ouvrage de franchissement correctement dimensionné là où un accès doit les traverser.
L’ordre des opérations est adapté au contexte : ici, tout commence par la question de l’eau et de l’accès, souvent long et en terre.
Puits de reconnaissance, observation du niveau après stabilisation et repérage des fossés et écoulements existants sur la parcelle et autour.
Beaucoup de propriétés sont au bout d’une piste. Nous vérifions sa portance, sa largeur et ses points bas avant d’y engager un camion chargé.
Sur sol fin, intervenir sur un terrain ressuyé change tout. Nous décalons plutôt de quelques jours que de travailler dans la boue et d’abimer la parcelle.
Terre végétale mise de côté, fouilles réalisées avec des pentes de talus adaptées à un sol qui ne tient pas comme du schiste.
Purge des zones molles, séparation géotextile, remblai en matériau concassé mis en œuvre par couches et compacté.
Fossés recalibrés, buses posées aux bonnes cotes, exutoires vérifiés, puis remise en état des abords et de la piste empruntée.

Parce que l’habitat est dispersé et souvent éloigné du bourg, la très grande majorité des maisons de la commune fonctionne en assainissement individuel. Le sol de plaine complique les choses : un épandage classique suppose un sol perméable et non saturé, ce qui n’est pas toujours le cas ici. Quand la nappe remonte ou que le sol est trop fin, on s’oriente vers d’autres solutions, comme un filtre à sable drainé, un dispositif rehaussé ou une micro-station, selon ce que l’étude de sol conclut.
C’est exactement la raison pour laquelle l’étude de filière a du sens ici plutôt qu’ailleurs : elle mesure la perméabilité réelle, repère le niveau d’eau et propose une solution que le service de contrôle pourra valider. Nous réalisons ensuite les travaux : fouilles, pose, lit de pose, ventilation, remblaiement soigné et remise en état. Le détail des cas de figure locaux est sur la page fosse septique à La Môle.
Pour les autres projets, la logique est la même : on part du sol. Un bassin dans la plaine ne se creuse pas comme un bassin sur un coteau schisteux, voir terrassement de piscine à La Môle. Et nos principes généraux d’assainissement non collectif s’appliquent à toutes les communes du secteur.
Sur cette commune plus qu’ailleurs, la position de la parcelle dans la vallée conditionne la technique employée. Le tableau résume ce que nous adaptons selon le contexte.
| Situation de la parcelle | Ce que nous adaptons |
|---|---|
| Fond de vallée, sol limoneux | Purge, géotextile, compactage par couches |
| Nappe haute en hiver | Ouvrages remontés, pompage éventuel, période choisie |
| Fossé à franchir | Buse dimensionnée et têtes d’ouvrage stabilisées |
| Long chemin en terre | Reprise de profil et rechargement avant chantier |
| Coteau boisé et schisteux | Godet à dents, talus en gradins, drainage amont |
| Parcelle cultivée ou plantée | Circulation limitée, décapage sélectif de la terre |
Différences de traitement entre la plaine et les coteaux de La Môle
Un sol fin saturé d’eau se déstructure sous le passage répété d’un engin, et il ne retrouve pas sa portance en séchant. Quand la parcelle doit rester cultivable ou plantable après travaux, il vaut mieux attendre quelques jours de ressuyage que de gagner une semaine sur le planning. Nous vous le disons franchement quand c’est le cas.
Plateforme, accès, assainissement ou drainage : indiquez-nous où se situe la parcelle et si vous avez déjà constaté de l’eau dans une fouille. Nous venons voir sur place.
Non, mais cela change la conception. La présence d’eau à faible profondeur dans la plaine de La Môle est un phénomène saisonnier connu. Selon le projet, on relève l’ouvrage, on prévoit un drainage périphérique avec un exutoire, ou on décale les travaux à une période plus sèche. Ce qu’il ne faut pas faire, c’est remblayer par-dessus en espérant que le problème disparaisse : il ressort toujours, généralement au premier hiver pluvieux.
Ce n’est pas conseillé, et selon les cas ce n’est pas permis. Un fossé, même sec la plupart du temps, fait partie d’un réseau d’écoulement qui fonctionne lors des épisodes pluvieux. Le boucher revient à envoyer l’eau ailleurs, souvent chez un voisin ou sur la voie. La bonne solution est un ouvrage de franchissement : buse dimensionnée pour le débit, posée sur un lit de pose, avec des têtes stabilisées pour que les berges ne s’érodent pas.
Parce que le sol fin et le matériau concassé se mélangent sous l’effet des charges et de l’eau. Sans séparation, les cailloux s’enfoncent, les fines remontent, et au bout de quelques mois l’accès se déforme et fait des flaques. Le géotextile empêche ce mélange et permet de conserver l’épaisseur utile de la couche de forme. C’est un poste peu coûteux qui change la durée de vie de l’ouvrage.
Oui, c’est fréquent sur la commune. Nous reprenons le profil en travers pour que l’eau parte sur les côtés, nous créons des renvois d’eau réguliers dans les parties en pente, nous purgeons les points bas qui retiennent l’humidité et nous rechargeons avec un matériau adapté. Quand le chemin dessert plusieurs propriétés, il est utile de se coordonner entre riverains : les rotations de camion sont alors mutualisées.
Dans la plaine, très peu : on y travaille dans des matériaux fins et des graves. En revanche, dès qu’on monte sur les coteaux boisés qui bordent la vallée, on retrouve le schiste du massif des Maures, avec un rocher qui peut apparaître à faible profondeur. Deux parcelles distantes de quelques centaines de mètres peuvent donc donner des chantiers très différents. C’est pour cela que nous sondons avant d’annoncer un volume.