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Service public

Contrôle SPANC

Trois contrôles distincts, un rapport ecrit et des délais : ce que le technicien regarde et comment arriver prépare le jour de la visite.

Service public

Le contrôle SPANC, comment ça marche vraiment

Le SPANC est le service public d’assainissement non collectif. Chaque commune ou intercommunalité en dispose, et il a une mission simple : vérifier que les installations individuelles fonctionnent sans risque pour la santé et pour l’environnement. Sur un territoire comme le golfe de Saint-Tropez et la corniche des Maures, où des quartiers entiers ne sont pas raccordés au réseau collectif, son rôle est loin d’être théorique.

Beaucoup de propriétaires découvrent son existence au moment d’une vente ou en recevant un courrier de visite, et le vivent comme une inspection hostile. Ce n’est pas la bonne façon de l’aborder. Le technicien du SPANC applique un règlement de service, il consigne ce qu’il voit, et il classe l’installation. Savoir à l’avance ce qu’il regarde permet d’arriver préparé et souvent d’éviter une observation évitable.

Il existe trois contrôles distincts, qui n’interviennent pas au même moment et ne portent pas sur les mêmes choses : le contrôle de conception avant travaux, le contrôle de bonne exécution pendant les travaux, et le contrôle périodique de bon fonctionnement sur une installation en service.

Nous ne sommes pas le SPANC et nous ne délivrons aucun avis. Notre rôle est de réaliser des ouvrages qui passent ces contrôles sans discussion, et d’être présents sur le chantier le jour de la visite de bonne exécution pour ouvrir, montrer et répondre.

  • Contrôle de conception : instruction du dossier avant travaux
  • Contrôle de bonne exécution : visite ouvrage ouvert, avant remblai
  • Contrôle périodique : vérification du bon fonctionnement en service
  • Contrôle spécifique dans le cadre d’une vente immobilière
  • Rapport écrit remis après chaque visite
  • Délais de travaux fixés en cas de non-conformité
Les trois contrôles

Qui déclenche quoi, et à quel moment

La confusion entre ces trois rendez-vous est la source de la plupart des mauvaises surprises. Le tableau ci-dessous remet chaque chose à sa place.

ContrôleQuandCe qui est examiné
ConceptionAvant tout démarrage de travauxDossier, étude de filiere, dimensionnement, plan d’implantation
Bonne executionPendant les travaux, ouvrage ouvertConformité de la réalisation au projet valide
PériodiqueA intervalle fixe par le reglement de serviceÉtat des ouvrages, entretien, absence de rejet direct
Vente immobiliereDiagnostic de moins de trois ansÉtat de l’installation transmis a l’acquereur
Après travaux de mise en conformitéA la reception des travaux imposesLeve des non-conformités constatees

Les trois interventions du SPANC sur une installation individuelle

Le piège du remblaiement anticipé

La visite de bonne exécution doit avoir lieu ouvrage ouvert. Une installation refermée avant le passage du technicien peut devoir être rouverte, ou rester classée sans contrôle possible. Nous prévenons donc le SPANC en amont et nous calons le planning de remblaiement sur sa disponibilité, jamais l’inverse.

La visite

Ce qui se passe le jour du contrôle

Une visite de contrôle périodique dure généralement moins d’une heure. Le technicien arrive avec le dossier de l’installation s’il en existe un, et commence par un entretien : nombre d’occupants, ancienneté de l’installation, historique des vidanges, problèmes rencontrés.

Vient ensuite la partie terrain. Il demande à ouvrir les regards : tampon de la fosse, préfiltre, regard de répartition, regard de bouclage en bout d’épandage. C’est le moment où beaucoup de visites se compliquent, parce que personne ne sait plus où sont les tampons, recouverts de terre ou pris sous une terrasse.

Il observe le niveau de boues, l’état des parois, l’état du préfiltre, la présence et la conformité des ventilations, l’absence d’eaux pluviales raccordées, l’état de la zone d’épandage en surface. Il vérifie également qu’aucun rejet direct ne part vers un fossé, un talus ou un puisard.

Un conseil très concret : dégagez les regards avant la visite et sortez vos bordereaux de vidange. Une installation ancienne mais propre, accessible et documentée est jugée beaucoup plus favorablement qu’une installation récente dont on ne peut rien ouvrir. Si vos tampons ont disparu sous vingt centimètres de terre végétale, c’est typiquement une intervention que nous réalisons en amont.

Non-conformité

Ce qui est relevé, et ce que ça implique

Toutes les observations n’ont pas le même poids. Le rapport distingue les défauts qui présentent un risque sanitaire ou environnemental avéré de ceux qui relèvent d’un défaut d’entretien ou d’une non-conformité sans danger immédiat. Les délais imposés découlent de cette gradation.

Les situations les plus graves sont celles où des eaux usées non traitées se retrouvent à l’air libre ou partent directement dans le milieu naturel : rejet dans un fossé, écoulement sur un talus, absence complète de traitement, puisard recevant les effluents bruts. Dans ces cas, les travaux sont demandés dans un délai court.

Viennent ensuite les installations incomplètes ou sous-dimensionnées, qui fonctionnent tant bien que mal mais ne traitent pas correctement. Enfin, les défauts d’entretien : préfiltre colmaté, boues au-delà du seuil, ventilation manquante, regards inaccessibles. Ceux-là se corrigent souvent sans gros travaux.

Observation fréquenteGravitéRéponse habituelle
Eaux menageres non collectees, parties en puisardÉlevéeReprise complète de la filiere
Rejet direct vers fosse ou talusÉlevéeCréation d’un traitement conforme
Absence de ventilation secondaireMoyennePose d’une extraction jusqu’au faitage
Eaux pluviales raccordees sur la fosseMoyenneSeparation des réseaux et exutoire dédié
Prefiltre absent ou totalement colmateFaiblePose ou rincage, geste d’entretien
Regards enterrés et inaccessiblesFaibleDégagement et remontee des tampons a niveau

Les motifs de non-conformité les plus courants sur le littoral varois

Après le rapport

Les délais et la marche à suivre

Le rapport de visite est adressé par écrit au propriétaire. Il conclut par une classification de l’installation et, le cas échéant, par une liste de travaux à réaliser assortie d’un délai. Ce délai est de quatre ans pour une installation présentant un danger sanitaire ou un risque environnemental avéré, et il se réduit à un an en cas de vente du bien.

La première chose à faire est de lire le rapport ligne par ligne et de distinguer ce qui relève d’un geste simple de ce qui suppose un chantier. Un préfiltre à rincer et une ventilation à poser ne se traitent pas comme une filière à recréer. Nous relisons volontiers ce document avec vous avant tout chiffrage, pour ne pas vous faire refaire ce qui n’a pas à l’être.

La seconde est de reprendre la chaîne administrative dans le bon ordre si des travaux lourds sont nécessaires. Une réhabilitation repasse par une étude de filière, un dossier de conception, un avis, puis une visite de bonne exécution. Lancer les travaux sans avis préalable expose à devoir tout rouvrir.

Le détail des cas de figure et le chiffrage des travaux sont traités sur la page mise en conformité d’assainissement. Si votre installation est simplement fatiguée, le remplacement de la fosse peut suffire à lever l’essentiel des observations.

Vous avez reçu un rapport de contrôle ?

Envoyez-le nous. Nous vous disons ce qui relève de l’entretien, ce qui demande des travaux, et dans quel ordre procéder.

Questions fréquentes sur le contrôle SPANC

Puis-je refuser la visite du SPANC ?

Le contrôle est une mission obligatoire du service public et le propriétaire doit en permettre l’accès. Un refus conduit à une nouvelle convocation puis, le cas échéant, à une pénalité prévue par le règlement de service. Mieux vaut convenir d’une date qui vous arrange et préparer l’accès aux regards que subir la situation.

Le SPANC peut-il m’imposer une micro-station ?

Non. Le service constate des non-conformités et fixe un objectif de résultat, il ne prescrit pas une marque ni une technologie. Le choix de la filière découle de l’étude de sol et des contraintes de votre parcelle. Le SPANC valide ensuite que la solution proposée est adaptée, lors du contrôle de conception.

Que se passe-t-il si je ne fais pas les travaux ?

Le délai figurant au rapport continue de courir. À son terme, la commune peut engager les procédures prévues par le code de la santé publique, et l’installation reste classée non conforme, ce qui pèsera lourdement au moment de vendre. En pratique, c’est la vente qui révèle le problème et qui oblige à traiter en urgence.

Le contrôle est-il payant ?

Oui, il donne lieu à une redevance fixée par la collectivité, distincte selon le type de contrôle. Les montants et la périodicité varient d’une intercommunalité à l’autre ; ils figurent dans le règlement de service que le SPANC de votre secteur peut vous transmettre. Ce n’est pas nous qui la percevons.

Une installation ancienne est-elle forcément non conforme ?

Pas du tout. Une filière ancienne, complète, correctement ventilée, recevant toutes les eaux usées et ne rejetant rien en surface peut très bien être jugée acceptable. Ce qui déclasse une installation, c’est un rejet, une absence de traitement ou un sous-dimensionnement manifeste, pas la date de sa construction.

Faut-il être présent pendant la visite ?

C’est fortement conseillé. Vous pourrez répondre aux questions sur l’historique, montrer les bordereaux et comprendre directement ce qui est relevé. Un rapport reçu trois semaines plus tard sans avoir assisté à la visite est toujours plus difficile à interpréter, notamment sur la localisation exacte des désordres.

Appeler06 18 79 11 51