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Arrosage automatique

Réseau d’arrosage enterré

Lignes, fourreaux et électrovannes posés pendant que le terrain est encore ouvert.

Arrosage automatique

Enterrer l’arrosage pendant que le terrain est encore ouvert

Un réseau d’arrosage enterré se pose au bon moment ou il coûte deux fois plus cher. Le bon moment, c’est quand la mini-pelle est encore sur le terrain, avant l’apport de terre végétale, avant la pose des bordures et avant le gazon. Une fois le jardin fini, chaque mètre de canalisation signifie rouvrir une saignée, abîmer une pelouse installée ou déposer des pavés. C’est pour cela que nous intégrons systématiquement la question de l’arrosage à la phase de terrassement.

Sur le golfe de Saint-Tropez, l’enjeu n’est pas seulement le confort. Les étés sont longs et secs, les restrictions d’usage de l’eau reviennent régulièrement, et un jardin arrosé à la main consomme davantage tout en donnant de moins bons résultats. Un réseau sectorisé, programmé pour fonctionner tôt le matin, apporte la bonne quantité d’eau au bon endroit et limite l’évaporation.

Notre intervention porte sur la partie terrassement et réseau : tracé des lignes, ouverture des saignées, pose des canalisations et des fourreaux, création des regards d’électrovannes, passage sous les allées et sous les terrasses, alimentation électrique du programmateur, remblai et remise en état. Nous travaillons volontiers en coordination avec un paysagiste pour le choix des arroseurs et le réglage final.

Le terrain local impose ses règles. Sur les parcelles en restanques, chaque palier a son exposition, son type de sol et ses besoins : le même temps d’arrosage ne convient jamais à tout le jardin. Sur les sols sableux du bord de mer, l’eau descend vite et les apports doivent être courts et fréquents ; sur les terres rouges plus argileuses de l’intérieur, c’est l’inverse.

  • Tracé étudié avant l’apport de terre végétale
  • Sectorisation par exposition et type de plantation
  • Profondeur hors gel et hors coup de bêche
  • Regards d’électrovannes accessibles et repérés
  • Protection anti-retour sur l’alimentation
  • Points de purge aux points bas du réseau
  • Gaine dédiée pour les fils de commande
  • Plan du réseau remis en fin de chantier
Conception

Sectoriser plutot que tout arroser en même temps

Le compteur d’une maison individuelle ne délivre qu’un débit limité. Vouloir alimenter quinze arroseurs simultanément aboutit à une pression insuffisante partout : les turbines ne tournent pas, les tuyères font des jets mous, et la moitié du jardin reste sec. La sectorisation consiste à découper le réseau en zones, chacune commandée par une électrovanne, qui fonctionnent l’une après l’autre.

Le découpage ne se fait pas au hasard. On regroupe ce qui a les mêmes besoins : la pelouse d’un côté, les massifs arbustifs de l’autre, les haies en limite, les pots et jardinières en goutte-à-goutte. On sépare également les expositions : une bande plein sud contre un mur blanc sèche bien plus vite que le même gazon à l’ombre d’un pin parasol.

Le calcul est simple à énoncer : on additionne les débits des arroseurs d’une zone et on vérifie que le total reste compatible avec ce que le point d’eau peut fournir, en tenant compte des pertes de charge sur la longueur. Mieux vaut une zone de plus qu’une zone mal alimentée. Le programmateur, lui, enchaîne les zones sans que personne ne s’en occupe.

Mise en oeuvre

Du point d’eau au dernier arroseur

La pose se fait dans un ordre précis, en commençant par ce qui ne pourra plus être modifié ensuite : les traversées sous les surfaces dures.

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Relever pression et debit disponibles

On mesure au robinet la pression statique et le débit réel, chronomètre en main. Ces deux valeurs déterminent le nombre d’arroseurs par zone. Sur un forage ou une cuve de récupération, on tient compte de la courbe de la pompe plutôt que d’une valeur de réseau public.

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Tracer les zones et les lignes

Le tracé suit la logique du jardin : bordures de massifs, limites de pelouse, alignements de haies. On évite de faire passer une ligne là où un arbre sera planté et on anticipe les futurs massifs plutôt que de devoir recouper une canalisation deux ans plus tard.

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Passer sous les allées et terrasses

Toutes les traversées de surfaces dures se font en fourreau, largement dimensionné, posé avant la mise en oeuvre du revêtement. Un fourreau de réserve supplémentaire ne coûte presque rien à ce stade et évite une démolition plus tard, par exemple pour un éclairage extérieur ou un point d’eau ajouté.

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Ouvrir les saignees et poser les canalisations

Trancheuse sur les grandes longueurs de pelouse, godet étroit ou ouverture manuelle près des plantations existantes. Polyéthylène pour les lignes principales, raccords à compression serrés correctement, tracé le plus tendu possible pour limiter les pertes de charge.

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Installer electrovannes, programmateur et protections

Les électrovannes sont regroupées dans des regards placés en des points accessibles, jamais au milieu d’un massif épineux. Les fils de commande passent dans une gaine dédiée, jamais directement en pleine terre. Un dispositif anti-retour protège le réseau d’eau potable, et une vanne d’isolement générale permet de couper l’ensemble.

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Essais, réglages et remblai

On met en eau zone par zone, on purge l’air, on vérifie les portées et les recouvrements, on règle les secteurs des turbines pour ne pas arroser la façade ni la rue. Le remblai n’intervient qu’après validation, avec tassement soigneux au-dessus des lignes pour éviter les creux dans la pelouse.

Profondeur

Assez profond pour ne rien craindre de la beche

Sur la côte varoise, le gel n’est pas la menace principale : il est rare et superficiel. Le vrai risque, pour une canalisation d’arrosage, c’est le coup de bêche, le passage d’une motobineuse ou la plantation d’un arbuste. Une ligne posée à quinze centimètres finit toujours par être percée.

Nous posons les canalisations principales autour de trente à quarante centimètres, les antennes secondaires un peu moins profond, et nous descendons davantage lorsque la ligne traverse une zone qui sera bêchée ou plantée. Dans les secteurs de l’intérieur, à Collobrières ou sur les hauteurs de La Môle, où les hivers sont plus froids qu’au bord de mer, cette profondeur supplémentaire met aussi le réseau à l’abri des gelées.

Les points bas du réseau reçoivent une purge, manuelle ou automatique. Elle permet de vidanger avant l’hiver et de limiter la stagnation d’eau dans les lignes pendant les mois où l’arrosage est à l’arrêt. Sur un terrain en pente, ces points bas sont évidents ; sur un terrain plat, il faut les créer en donnant une légère inclinaison aux lignes.

Choisir

Quel type d’arrosage pour quelle zone

Un jardin méditerranéen bien conçu mélange plusieurs techniques. Le tout-arroseur est un gaspillage, le tout-goutte-à-goutte ne convient pas à une pelouse.

Zone du jardinMatériel adaptéPoint de vigilance
Pelouse large et dégagéeTurbines escamotablesRecouvrement des portées, pas de zone sèche
Bande étroite ou bord d’alléeTuyères à secteur réglableÉviter d’arroser le revêtement et la façade
Massifs arbustifs et haiesGoutte-à-goutte enterré ou de surfaceFiltration et régulateur de pression indispensables
Oliviers et sujets isolésGoutteurs individuelsArrosage espacé et abondant plutôt que quotidien
Potager et jardinièresLigne dédiée, programmation propreBesoins très différents du reste du jardin
Talus et restanquesGoutte-à-goutte avec goutteurs anti-drainageÉviter que l’eau ne descende toute au bas du talus

Repères de conception d’un réseau enterre

Bon à savoir

Un arrosage automatique doit être reprogrammé au moins deux fois par an. Le réglage d’août ne convient ni en avril ni en octobre, et laisser le programmateur tourner sur ses valeurs d’été pendant les pluies d’automne est la meilleure façon de gaspiller de l’eau. Une sonde de pluie, peu coûteuse, coupe automatiquement le cycle pendant et après un épisode pluvieux.

Vous terrassez ? Pensez a l’arrosage maintenant

Poser les lignes et les fourreaux pendant que le terrain est ouvert coûte une fraction de ce que coûterait la même opération une fois le jardin terminé. Parlons-en avant le remblai.

Questions fréquentes sur le réseau d’arrosage enterre

A quel moment du chantier faut-il poser l’arrosage ?

Juste après le terrassement et les réseaux, avant l’apport de terre végétale et avant la pose des revêtements. C’est le seul moment où les traversées sous allée et sous terrasse se font sans rien casser. Même si l’installation complète doit attendre, poser les fourreaux et les attentes principales pendant cette fenêtre évite des travaux lourds plus tard.

Peut-on brancher l’arrosage sur un forage ou une cuve ?

Oui, c’est même courant dans le secteur. Il faut alors une pompe adaptée, une filtration en amont des goutteurs, et surtout une séparation physique totale avec le réseau d’eau potable : aucun raccordement croisé, même temporaire. Une cuve de récupération alimentée par les descentes de toiture se marie bien avec un réseau d’arrosage, à condition d’accepter qu’elle soit vide en août.

Pourquoi une protection anti-retour ?

Parce que l’eau stagnante dans un réseau enterré, en contact avec la terre par les goutteurs et les arroseurs escamotables, ne doit jamais pouvoir remonter dans la canalisation d’eau potable en cas de dépression sur le réseau. Le dispositif anti-retour est un organe de sécurité sanitaire, il se place en tête d’installation et se vérifie périodiquement.

Combien de zones pour un jardin de taille moyenne ?

Il n’y a pas de règle unique : tout dépend du débit disponible et de la diversité des plantations. Un jardin d’agrément de quelques centaines de mètres carrés demande souvent trois à six zones, davantage si le terrain est en restanques avec des expositions très différentes. Mieux vaut ajouter une zone que de sous-alimenter l’ensemble du réseau.

L’arrosage enterre resiste-t-il aux racines ?

Les canalisations en polyéthylène résistent bien, mais les racines de certains arbres, notamment les figuiers et quelques essences à croissance rapide, peuvent déformer une ligne ou boucher un goutteur en cherchant l’humidité. On éloigne donc les lignes des sujets existants, on utilise des goutteurs anti-racines pour le goutte-à-goutte enterré, et on prévoit des regards pour intervenir sans creuser.

Que faire en cas de restriction d’eau l’ete ?

Un réseau sectorisé et programmé est justement un atout : il permet de respecter les plages horaires autorisées, de réduire les durées zone par zone et de couper la pelouse tout en maintenant le goutte-à-goutte des arbustes. Un jardin conçu avec des végétaux méditerranéens et un arrosage précis traverse un été de restriction bien mieux qu’un gazon arrosé au tuyau.

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