
Terrassement général
Décapage, nivellement, plateforme de maison et excavation sur tout le littoral des Maures.
Entre la plaine argilo-calcaire du golfe et les coteaux schisteux du village, deux façons très différentes de terrasser.
Gassin est une commune de contrastes. En bas, la plaine qui borde le golfe de Saint-Tropez, largement plantée en vignes, avec des sols argilo-calcaires profonds. En haut, le village classé perché sur sa crête, entouré de coteaux schisteux où le rocher n’est jamais loin. Entre les deux, des quartiers résidentiels étalés, comme celui de Bertaud, et un tissu de domaines viticoles qui structure le paysage.
Ce contraste a des conséquences directes sur nos chantiers. Dans la plaine, l’argile commande. Elle colle au godet après la pluie, se rétracte et se fissure en été, et se compacte mal si on la met en œuvre au mauvais moment. Sur les coteaux, c’est l’inverse : matériau stable et drainant, mais dureté et pente qui réduisent le rendement et compliquent l’accès.
Le village lui-même est un cas particulier. Ses ruelles sont étroites, parfois réduites à un passage piéton, et le bâti ancien est mitoyen sur toutes ses faces. Les interventions y sont forcément de petite échelle : reprise d’une cour, réfection d’un réseau, purge d’une terrasse. On y travaille avec des machines de très petit gabarit, en évacuant par petites quantités.
Autour du village et sur les coteaux, l’habitat est celui de la villa sur grande parcelle, souvent avec un panorama sur le golfe. Ces implantations en surplomb génèrent l’essentiel de nos chantiers gassinois : plateformes à créer, soutènements, allées en rampe, reprise du ruissellement. Nous intervenons depuis notre base de Cavalaire-sur-Mer, par le col de Collebasse ou par la plaine.
Nous réalisons nous-mêmes l’ensemble des travaux de terrassement, du décapage à la remise en état, avec nos propres engins et sans sous-traitance.

Décapage, nivellement, plateforme de maison et excavation sur tout le littoral des Maures.

Creusement, mise à niveau du fond de fouille et remblaiement pour coque comme pour béton.

Installation, remplacement et mise aux normes de votre assainissement individuel.

Allées carrossables en gravier, enrobé, béton désactivé ou pavés, du décaissé à la finition.

Les sols argilo-calcaires de la plaine gassinoise ont un comportement bien particulier. Ils gonflent quand ils absorbent l’eau et se rétractent en séchant. Ce mouvement saisonnier explique les fissures que l’on observe en fin d’été dans les terrains nus, et il a une incidence réelle sur les ouvrages : une dalle ou un mur posé sur une argile sensible sans précaution travaille avec elle.
Sur le plan du terrassement, cela se traduit par trois réflexes. D’abord, éviter d’exposer longuement le fond de fouille : une argile qui prend la pluie plusieurs jours perd sa portance en surface et doit être purgée. Ensuite, ne pas réemployer n’importe comment les déblais argileux en remblai sous ouvrage : leur teneur en eau conditionne tout, et hors de la bonne plage on ne les compacte pas correctement. Enfin, éloigner l’eau des abords : un drainage périphérique et des pentes de terrain dirigées vers l’extérieur limitent les variations d’humidité au pied des constructions.
L’argile influe aussi sur le rendement pur. Après une période humide, elle colle au godet et à la benne, il faut nettoyer régulièrement, et le chargement des camions devient plus lent. En plein été, au contraire, elle durcit au point de résister comme un matériau compact. Le meilleur moment pour la travailler se situe entre les deux, dès que le terrain est ressuyé.
Ces contraintes sont totalement absentes dès qu’on remonte vers les coteaux. À quelques kilomètres de là, on retrouve le schiste altéré des Maures, qui draine tout seul, se tient bien en talus et fournit un excellent matériau de remblai une fois concassé. C’est ce qui rend la commune intéressante à traiter : deux chantiers gassinois peuvent être techniquement opposés.
La trame est commune, mais le diagnostic de départ diffère selon que la parcelle se situe en plaine ou sur un coteau.
Sondages à la pelle pour savoir si l’on est en argile de plaine, en grave ou en schiste, et à quelle profondeur. C’est ce qui détermine toute la suite.
Nous définissons l’itinéraire des engins en évitant les rangs plantés et les chemins d’exploitation fragiles, avec l’accord du propriétaire ou de l’exploitant.
Terre végétale mise en andain à part, déblais triés selon leur réemployabilité en remblai ou en modelage de terrain.
Fouilles et plateformes réalisées au niveau du projet, en limitant le temps pendant lequel un fond de fouille argileux reste à l’air libre.
Drain périphérique, pentes de terrain dirigées vers l’extérieur, collecte des eaux de toiture emmenée loin des fondations.
Remblais par couches contrôlées, réglage final, remise en place de la terre végétale et nettoyage des accès empruntés.

Le secteur de Bertaud, en bordure de la plaine qui descend vers le golfe, mélange domaines viticoles, zones résidentielles et voies de desserte fréquentées. Les parcelles y sont généralement accessibles, ce qui permet de travailler avec des engins de bon gabarit et d’avancer vite, à condition de maîtriser la question du sol et celle de l’eau de surface, qui stagne facilement sur un terrain argileux mal profilé.
Autour du village, la topographie reprend le dessus. Les accès deviennent des rampes, les parcelles s’étagent et les vues sur le golfe s’obtiennent au prix de plateformes taillées dans le coteau. Les murs de soutènement y sont omniprésents, anciens ou récents, et leur reprise demande toujours de traiter le drainage à l’arrière avant de reconstruire le parement.
Pour les maisons isolées des hauteurs, non raccordées au réseau, la question de la filière se pose dans un contexte de rocher proche et de pente : voir fosse septique à Gassin. Pour un bassin, le contraste entre plaine argileuse et coteau schisteux change complètement le chantier, comme expliqué sur terrassement de piscine à Gassin. Nos principes d’accès et de revêtements sont détaillés sur création d’allée.
Sur Gassin, le premier travail consiste à situer la parcelle dans ce gradient plaine-coteau. Le reste en découle : matériel, période, mode de remblai et traitement de l’eau.
| Contexte de la parcelle | Ce que nous prévoyons |
|---|---|
| Plaine argilo-calcaire | Fond de fouille protégé, remblai contrôlé, drainage périphérique |
| Coteau schisteux | Godet à dents, talus en gradins, réemploi du concassé |
| Accès traversant des vignes | Itinéraire défini, circulation limitée, sol protégé |
| Ruelle du village classé | Machine très compacte, évacuation fractionnée |
| Mur de soutènement existant | Diagnostic du drainage arrière avant toute reprise |
| Eau stagnante après la pluie | Reprofilage du terrain et création d’un exutoire |
Repères de terrain sur la commune de Gassin
La plaine de Gassin et les axes qui mènent à Saint-Tropez sont très chargés en juillet et en août : une rotation de camion peut prendre le triple de temps. À cela s’ajoutent les périodes de vendanges, pendant lesquelles les chemins d’exploitation sont utilisés en permanence. Quand le projet le permet, nous calons les chantiers en dehors de ces fenêtres.
Dites-nous où se trouve la parcelle, en plaine ou sur les hauteurs, et ce que vous projetez. Nous venons voir le terrain et sonder avant de chiffrer.
C’est le comportement classique d’un sol argileux. Il absorbe l’eau et gonfle en hiver, puis se rétracte en séchant, ce qui ouvre des fentes en surface. Ce n’est pas un défaut du terrain, c’est une donnée à intégrer. En terrassement, on limite ces variations en éloignant l’eau des abords des constructions, en évitant de laisser un fond de fouille ouvert trop longtemps et en soignant la mise en œuvre des remblais.
Cela se discute au cas par cas avec le propriétaire ou l’exploitant. Un passage est parfois possible hors période sensible, en respectant l’écartement des rangs et en évitant les sols détrempés, car le compactage d’un sol cultivé est difficilement réversible. Quand ce n’est pas possible, nous cherchons un autre itinéraire, quitte à rallonger le trajet interne du chantier avec un dumper.
Parfois, mais pas partout ni n’importe comment. Une argile peut être réutilisée en modelage de terrain ou en remblai de zone non porteuse si sa teneur en eau le permet au moment de la mise en œuvre. Sous un ouvrage, sous une dalle ou derrière un mur, on préfère un matériau drainant et compactable. Utiliser une argile derrière un soutènement, c’est y installer une poussée d’eau permanente.
Dans les secteurs protégés, l’aspect extérieur des aménagements, les matériaux visibles et les modifications de terrain peuvent être encadrés, et l’instruction des demandes suit alors une procédure plus exigeante. Cela concerne la conception plus que le terrassement, mais cela influence par exemple le choix d’un parement de mur ou d’un revêtement d’allée. C’est le service urbanisme de la commune qui vous indiquera ce qui s’applique à votre parcelle.
Parce que la commune présente deux sous-sols très différents à faible distance. Une estimation faite depuis la route peut se tromper lourdement : on annonce un volume de déblai courant et on tombe sur du rocher à soixante centimètres, ou l’inverse, on prévoit du dur et on trouve de l’argile profonde qui demandera des purges. Deux ou trois puits de reconnaissance, c’est une demi-journée qui évite des semaines de discussion.