Creusement de piscine
Ouvrir la fouille au bon endroit, aux bonnes cotes, et sortir les terres.
Le creusement de piscine, une fouille qui ne ressemble à aucune autre
Creuser une piscine n’est pas creuser un trou aux dimensions du bassin. C’est ouvrir un volume plus large, plus long et souvent plus profond que le bassin lui-même, avec des formes précises, un fond dressé et des parois qui doivent tenir pendant toute la durée de la pose. La différence entre le volume théorique annoncé sur une brochure et le volume réellement extrait surprend régulièrement les particuliers.
Un bassin courant de huit mètres sur quatre représente déjà une centaine de mètres cubes en place une fois ajoutées les sur-largeurs et la profondeur de fond de fouille. Ce volume foisonne en sortant du terrain : il occupe nettement plus de place en tas ou en benne qu’il n’en occupait dans le sol. Sur une parcelle de bord de mer où le jardin est déjà aménagé, la question du stockage et de l’évacuation devient le véritable sujet du chantier.
À Cavalaire-sur-Mer et dans le golfe de Saint-Tropez, deux contraintes reviennent constamment : l’accès et le rocher. Beaucoup de villas sont desservies par des chemins étroits, avec un portail de trois mètres et une allée en pente ; et dès qu’on monte sur les coteaux du massif des Maures, le schiste remonte à faible profondeur. Ces deux paramètres se vérifient sur place, avant tout engagement.
Nous réalisons ces fouilles nous-mêmes, en lien avec le pisciniste, pour livrer une excavation conforme à ce que la pose exige : cotes tenues, fond propre, abords dégagés.
- Implantation du bassin tracée au sol et validée avant la première passe
- Sur-largeurs prévues pour le travail autour du bassin
- Rampe d’accès ou méthode d’extraction adaptée à la parcelle
- Volume réel de déblai estimé en tenant compte du foisonnement
- Détection du rocher par sondage avant d’arrêter la cote de fond
- Fond dressé et hors d’eau à la remise au pisciniste

Où poser le bassin, et pourquoi ce n’est pas qu’une question de goût
L’emplacement du bassin se choisit avec l’œil du propriétaire mais aussi avec celui du terrassier. L’ensoleillement, la vue et la distance à la maison comptent, évidemment. Mais la faisabilité dépend d’autres paramètres, moins agréables à évoquer et bien plus contraignants.
Le premier est la distance aux limites de propriété et aux constructions existantes. Creuser à proximité d’une maison ou d’un mur ancien retire au sol l’appui latéral qui tenait ses fondations. Sur les coteaux du secteur, les vieilles restanques en pierre sèche sont particulièrement sensibles : elles ne reposent pas sur une semelle profonde et se déchaussent si l’on ouvre une fouille à leur pied.
Le deuxième est l’arbre. Un pin parasol ou un vieux chêne-liège étend son système racinaire bien au-delà de son houppier. Trancher ses racines d’un côté le fragilise durablement face au vent, ce qui n’est pas anodin sur un littoral exposé. Mieux vaut décaler le bassin de deux mètres que perdre l’arbre trois ans plus tard.
Le troisième est l’eau. Un bassin implanté dans un point bas devient l’exutoire naturel de tout le ruissellement du terrain. Les plages se salissent à chaque orage et le local technique se retrouve inondé. Là encore, le décaler ou remonter les abords coûte moins cher que de corriger après coup.
Comment se déroule le creusement d’un bassin
Le chantier est court mais dense. Tout se joue sur la préparation : une fois la pelle sur place, il ne doit plus rester de question ouverte sur l’implantation ou sur la destination des terres.
Repérage de l’accès
Largeur de portail, rayon de braquage, pente de l’allée, résistance du revêtement existant. C’est ce qui détermine le gabarit d’engin et le type de benne, donc le nombre de rotations.
Tracé au sol et sondage
Le contour est matérialisé avec les sur-largeurs, puis un ou deux sondages vérifient la profondeur du rocher et la nature du sol à la cote de fond prévue.
Protection de l’existant
Plaques de roulage sur les zones à préserver, protection des réseaux d’arrosage, repérage des gaines électriques de jardin qui passent souvent très peu profond.
Ouverture de la fouille
Extraction par passes successives, chargement direct en benne quand l’accès le permet, mise en tas provisoire sinon. Les parois sont ouvertes selon un angle compatible avec le sol rencontré.
Descente au fond et dressage
Le fond est amené à la cote demandée par le pisciniste, avec la pente vers le point bas si le profil en prévoit une, puis dressé proprement.
Tranchées annexes
Liaison vers le futur local technique, passage des canalisations hydrauliques et des gaines électriques, création de l’exutoire d’évacuation si le projet en prévoit un.
Remise et nettoyage
Fouille livrée propre, abords dégagés pour que l’équipe suivante travaille sans gêne, terrain circulable pour la livraison des matériaux.

Personne ne travaille collé contre une paroi de terre
La fouille dépasse toujours les dimensions du bassin. Il faut de la place pour descendre, pour manœuvrer, pour coffrer ou pour caler une coque, pour poser le drainage, pour appliquer une étanchéité extérieure. Cette sur-largeur se décide avec le pisciniste selon la technique retenue, et elle change complètement le volume de déblai : quelques dizaines de centimètres supplémentaires sur tout le périmètre représentent vite plusieurs mètres cubes de plus.
La question de la rampe se pose ensuite. Sur un terrain dégagé, une descente en pente douce permet au tombereau ou au camion de charger près du fond, ce qui accélère considérablement l’évacuation. Sur une parcelle étroite ou déjà paysagée, la rampe n’a pas sa place : la pelle reste en surface, reprend les terres par-dessus bord et les charge, avec un rendement plus faible et un temps de chantier plus long.
Le cas le plus délicat reste le jardin fermé, où l’engin ne peut entrer que par un passage réduit. On travaille alors avec une mini-pelle, et l’évacuation se fait par petites quantités successives. C’est parfaitement faisable, mais cela doit être annoncé dès le départ : ce n’est pas le même chantier qu’une fouille en terrain libre.
Sur les hauteurs, la question n’est pas si on en trouve mais à quelle profondeur
Le massif des Maures est fait de schistes et de gneiss altérés. Sur les crêtes et les hauts de versant, le rocher se rencontre parfois dès le premier mètre. Une fouille de piscine descendant à un mètre cinquante ou deux mètres a donc de bonnes chances de le croiser, et cela change la nature du travail.
Le schiste altéré, feuilleté et friable, s’extrait encore au godet : l’avancement ralentit mais reste raisonnable. Le schiste sain ou le gneiss compact, eux, imposent le brise-roche hydraulique. On passe alors d’une journée de pelle à plusieurs journées de démolition, avec un bruit important et des vibrations à surveiller si des constructions anciennes se trouvent à proximité.
C’est exactement pour cette raison que nous faisons un sondage avant de nous engager. Une reconnaissance à la cote de fond prévue coûte une heure de machine et évite de découvrir la roche au milieu du chantier, quand le planning du pisciniste est déjà calé. Si le rocher est haut, plusieurs options existent : remonter le bassin et rattraper par des plages surélevées, décaler l’implantation, ou assumer le travail au brise-roche en connaissance de cause.
Il y a une contrepartie appréciable. Une fouille dans le rocher présente des parois parfaitement stables, un fond qui ne se tasse pas, et un comportement dans le temps sans surprise. C’est plus long à obtenir, mais c’est une assise que l’on ne discute pas.
Comprendre pourquoi le volume réel dépasse le volume du bassin
La question revient à chaque devis : pourquoi parle-t-on de bien plus de mètres cubes que ce que contiendra la piscine ? Parce que trois choses s’ajoutent au volume d’eau : la sur-profondeur sous le bassin, les sur-largeurs périphériques, et le foisonnement du matériau une fois extrait.
| Ce qui s’ajoute au volume du bassin | Pourquoi |
|---|---|
| Sur-profondeur de fond | Épaisseur du radier, du lit de pose ou de la forme de fond à prévoir sous le bassin |
| Sur-largeur périphérique | Espace de travail pour coffrer, caler, drainer et étancher les parois |
| Talutage des parois | Un sol meuble ne se coupe pas à la verticale, la fouille s’évase vers le haut |
| Tranchées techniques | Liaison hydraulique vers le local, gaines électriques, évacuation |
| Foisonnement | Un matériau extrait occupe plus de volume qu’en place, parfois de moitié sur du rocher cassé |
| Purges imprévues | Poche d’argile, remblai ancien ou zone molle à remplacer sous le bassin |
Les postes qui gonflent le cubage réel d’une fouille de piscine
Une partie des déblais peut rester sur place si le projet prévoit des plages surélevées, un talus à remodeler ou un remblai à réaliser ailleurs sur la parcelle. Le signaler tôt permet d’éviter des rotations de camion qui repartiraient chercher du matériau quelques semaines plus tard.
Questions fréquentes sur le creusement de piscine
Combien de temps dure le creusement d’un bassin ?
Sur un terrain dégagé et un sol meuble, l’extraction elle-même est rapide. Ce qui allonge le chantier, ce sont l’évacuation des terres, l’étroitesse de l’accès et la présence de rocher. Une même piscine peut demander une ou plusieurs journées selon ces trois paramètres, c’est pourquoi nous les vérifions avant de nous prononcer.
Peut-on creuser avec un accès de trois mètres seulement ?
Oui, c’est fréquent sur les villas du golfe. On adapté le gabarit de l’engin et le type de benne, quitte à multiplier les rotations. La contrainte se traduit en temps de chantier, pas en impossibilité. Ce qu’il ne faut pas faire, c’est découvrir le problème le jour de la livraison du matériel.
Faut-il évacuer toutes les terres ?
Pas forcément. Si le projet prévoit des plages surélevées, un remodelage de talus ou un remblai ailleurs sur la parcelle, une partie des déblais sains reste sur place. Les matériaux argileux ou pollués de gravats, en revanche, partent. Le tri se fait au fur et à mesure de l’extraction.
La fouille peut-elle rester ouverte plusieurs semaines ?
Ce n’est pas souhaitable. Une fouille ouverte reçoit tout le ruissellement du terrain, les parois se dégradent et le fond se transforme en boue au premier épisode pluvieux. Nous calons donc l’intervention pour enchaîner avec la pose du bassin, et nous évitons autant que possible les périodes de fortes pluies d’automne.
Qui définit la profondeur de la fouille ?
Le pisciniste, à partir du profil du bassin et de ce qui vient dessous : radier, lit de pose, forme de fond. Le terrassier applique ces cotes et signale ce qu’il rencontre. Les deux métiers se parlent avant, pas pendant.
Que se passe-t-il si de l’eau apparaît dans la fouille ?
On évalue d’où elle vient : ruissellement de surface, circulation dans les fractures du schiste, ou nappe. Dans la plupart des cas, un point bas avec pompage et l’interception de l’eau amont suffisent à travailler. Une venue permanente impose en revanche de revoir le drainage définitif autour du bassin.
Creusement de piscine dans le golfe de Saint-Tropez
De Cavalaire-sur-Mer à Ramatuelle, du Rayol-Canadel à Sainte-Maxime, nous ouvrons des fouilles de bassin sur des terrains souvent pentus et d’accès délicat.