
Terrassement général
Décapage, nivellement, plateforme de maison et excavation sur tout le littoral des Maures.
Ce que mesure le test, comment le lire et ce qu’il impose à votre installation.
Avant de choisir une fosse, un épandage ou une micro-station, il faut répondre à une question très terre à terre : à quelle vitesse votre sol avale-t-il l’eau ? C’est exactement ce que mesure le test de perméabilité. On creuse un trou, on le remplit d’eau, on chronomètre, et l’on en tire un chiffre exprimé en millimètres par heure. Ce chiffre unique oriente ensuite toute la filière d’assainissement.
Dans le massif des Maures, le résultat réserve souvent des surprises. Un sol qui paraît léger en surface, grâce à l’arène issue de la décomposition du schiste, peut buter à quarante centimètres sur une dalle rocheuse ou sur un horizon argileux compact. Deux sondages distants de dix mètres sur la même parcelle donnent parfois des valeurs très différentes, et c’est précisément pour cela que le test se pratique à l’endroit exact du futur dispositif, et non n’importe où sur le terrain.
Le test n’est pas un détail administratif que l’on coche pour constituer un dossier. Il conditionne la surface à réserver, la longueur des tranchées d’épandage, la nécessité ou non d’un filtre à sable, et parfois l’abandon pur et simple de l’infiltration au profit d’un rejet vers un exutoire. Autrement dit, il déplace le budget de plusieurs milliers d’euros dans un sens ou dans l’autre.
Voici ce qu’il mesure exactement, comment il se déroule, comment on lit son résultat, et qui doit le réaliser.
La méthode la plus employée en assainissement non collectif est celle dite de Porchet. On fore un trou cylindrique d’une quinzaine de centimètres de diamètre, jusqu’à la profondeur où l’eau sera réellement diffusée, en général entre soixante et quatre-vingts centimètres. Les parois sont scarifiées pour supprimer le lissage laissé par la tarière, qui fausserait la mesure en formant une pellicule étanche.
Vient ensuite l’étape que l’on saute trop souvent : la saturation. Le trou est maintenu en eau pendant plusieurs heures, afin que le sol atteigne un état proche de celui qu’il connaîtra en service continu. Sans cette phase, un sol sec avale les premiers litres par capillarité et donne une perméabilité flatteuse, très supérieure à la réalité. Beaucoup d’épandages sous-dimensionnés trouvent là leur origine.
Dans l’essai à niveau constant, on maintient ensuite une hauteur d’eau fixe dans le trou et l’on mesure le débit d’appoint nécessaire pour la conserver. Dans l’essai à niveau variable, on remplit une fois et l’on note l’abaissement du plan d’eau à intervalles réguliers. Les deux débouchent sur un coefficient de perméabilité exprimé en millimètres par heure, que l’on retient généralement comme la moyenne des mesures les plus défavorables.
Le contexte compte autant que le protocole. Un test réalisé en août sur un sol craquelé par la sécheresse ne dit pas la même chose qu’un test conduit en novembre après un épisode méditerranéen. Le rapport doit donc préciser la date, la méthode, la profondeur, la nature des horizons traversés et la présence éventuelle d’eau ou de rocher.
Un coefficient élevé signifie que l’eau descend vite, un coefficient faible qu’elle stagne. Entre les deux existe une plage confortable dans laquelle un épandage classique fonctionne bien : l’eau pénètre assez pour ne pas ressortir en surface, mais assez lentement pour que les bactéries du sol aient le temps de faire leur travail avant qu’elle n’atteigne la nappe.
En dessous de cette plage, l’infiltration directe est exclue. Il faut reconstituer un sol artificiel, généralement un filtre à sable vertical drainé, qui épure l’effluent avant de le renvoyer vers un exutoire autorisé : fossé, réseau pluvial ou puits d’infiltration selon ce qu’accepte la commune. C’est une situation courante sur les terrains argileux du piémont et sur les parcelles où le rocher est proche.
Au-dessus de la plage, le sol est trop perméable. L’eau file dans les fissures du schiste sans être épurée et rejoint la nappe en quelques heures. La réponse est la même que pour un sol trop fermé, mais pour une raison inverse : on interpose un filtre à sable, non drainé cette fois, qui ralentit et traite avant restitution au milieu.
Le résultat commande enfin les quantités. Plus la perméabilité est faible, plus la surface d’infiltration doit être grande pour écouler le même volume quotidien. C’est la raison pour laquelle deux maisons identiques, à deux cents mètres l’une de l’autre, peuvent recevoir l’une trois tranchées d’épandage et l’autre le double, ou basculer vers une micro-station faute de place.
| Perméabilité mesurée | Comportement du sol | Conséquence sur la filière |
|---|---|---|
| Très faible | L’eau stagne, le sol reste saturé | Filtre à sable drainé et rejet vers exutoire |
| Faible | Infiltration lente et irrégulière | Tertre ou filtre à sable, surface majorée |
| Moyenne | Infiltration régulière | Épandage possible avec surface adaptée |
| Bonne | L’eau descend sans stagner | Tranchées d’épandage, solution la plus simple |
| Très forte | L’eau traverse sans être épurée | Filtre à sable non drainé pour ralentir |
Lecture indicative d’un résultat de test de perméabilité
Le test est mené par un bureau d’études spécialisé, dans le cadre de l’étude de filière que le service public d’assainissement non collectif demande avant travaux. Ce n’est pas au terrassier de fixer le coefficient, ni au vendeur de cuve. En revanche, l’entreprise qui exécutera les travaux a tout intérêt à lire le rapport avant de chiffrer : la profondeur du rocher et la nature des horizons y figurent, et elles changent le coût du terrassement.
Rarement un seul. L’usage est d’en réaliser au moins deux ou trois à l’emplacement envisagé pour le dispositif, afin de repérer les hétérogénéités. Sur un terrain en pente du massif des Maures, où l’épaisseur de sol au-dessus du schiste varie fortement sur quelques mètres, multiplier les points est la seule façon d’éviter une mauvaise surprise à l’ouverture des tranchées.
Vous pouvez creuser un trou et observer, cela donne une première idée utile avant d’acheter un terrain. Mais un résultat exploitable par le SPANC suppose un protocole respecté, une saturation préalable, des mesures horodatées et un rapport identifiant les horizons de sol. Un essai improvisé sur sol sec surestime presque toujours la perméabilité, et c’est vous qui en paieriez les conséquences dix ans plus tard.
Le sol ne change pas, mais son état de surface et son environnement, oui. Un rapport de plusieurs années reste généralement recevable si rien n’a été modifié. En revanche, si le terrain a été remblayé, circulé par des engins, ou si l’implantation du dispositif se déplace, il faut reprendre les mesures : un sol tassé par le passage répété d’un camion n’a plus la perméabilité qu’il avait.
Transmettez-nous votre étude de filière : nous en tirons l’implantation réelle, le volume à terrasser et les contraintes d’accès. Terrassement Cavalaire-sur-Mer Lacroix, 06 18 79 11 51, sur Cavalaire-sur-Mer et le golfe de Saint-Tropez.

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