
Terrassement général
Décapage, nivellement, plateforme de maison et excavation sur tout le littoral des Maures.
Pourquoi cent mètres cubes creusés deviennent cent trente mètres cubes à évacuer.
C’est l’une des surprises les plus fréquentes sur un chantier : on creuse un trou de cent mètres cubes, et le tas qui se forme à côté en fait visiblement bien plus. Rien n’a été ajouté. Le sol a simplement perdu l’arrangement serré qu’il avait acquis en des milliers d’années. En le décapant, le godet casse cette structure et introduit du vide entre les fragments : c’est le foisonnement.
Le phénomène n’a rien d’anecdotique. Il détermine le nombre de camions à prévoir, donc une bonne part du budget d’évacuation, et il explique pourquoi un remblai mal exécuté se tasse ensuite pendant des mois. Sur les terrains du massif des Maures, où l’on passe souvent d’une terre rouge fine à du schiste altéré en un même coup de godet, le foisonnement varie en plus dans un même trou.
Comprendre ce mécanisme évite deux déceptions classiques. La première : croire qu’un devis a gonflé les quantités d’évacuation parce qu’elles dépassent le volume creusé. La seconde : penser qu’on pourra remettre en place, dans le même trou, tout ce qu’on en a sorti. Ni l’un ni l’autre n’est vrai.
Ce guide explique comment se calcule le coefficient de foisonnement, ce qu’il vaut selon le matériau rencontré, et comment il se traduit concrètement en rotations de camion et en euros.
Le volume en place est celui du terrain avant intervention, tel qu’il se mesure sur le plan : longueur par largeur par profondeur. C’est le volume du vide que l’on va créer, et c’est presque toujours celui qui figure sur les plans de l’architecte ou du pisciniste.
Le volume foisonné est celui du même matériau une fois extrait, chargé dans la benne ou mis en tas. Il s’obtient en multipliant le volume en place par le coefficient de foisonnement. Pour cent mètres cubes d’argile creusés avec un coefficient de 1,30, on transporte cent trente mètres cubes. C’est ce volume-là qui remplit les camions et qui se paie au dépôt.
Le volume compacté est celui du matériau remis en œuvre par couches et énergiquement serré. Il redescend, sans jamais revenir au volume initial : il subsiste ce que l’on appelle le foisonnement rémanent, de l’ordre de quelques pour cent pour une terre fine et beaucoup plus pour du rocher concassé. C’est la raison pour laquelle on ne rebouche jamais complètement une fouille avec ses propres déblais sans apport complémentaire, et pourquoi un remblai non compacté finit par former une cuvette.
Ces trois chiffres doivent être distingués sur un devis. Une ligne « évacuation 100 m³ » qui correspond en réalité à 130 m³ de bennes crée un écart de facturation ou de quantité qu’il vaut mieux lever avant le début des travaux.
| Matériau | Coefficient de foisonnement | Après compactage |
|---|---|---|
| Terre végétale | 1,15 à 1,25 | Retour proche du volume initial |
| Sable et arène granitique | 1,10 à 1,20 | Tassement rapide et régulier |
| Argile et terre rouge | 1,25 à 1,35 | Résiduel marqué, sensible à l’eau |
| Schiste altéré des Maures | 1,30 à 1,40 | Bon matériau de remblai s’il est trié |
| Rocher abattu ou fragmenté | 1,50 à 1,65 | Reste nettement au-dessus du volume en place |
Ordres de grandeur couramment retenus en terrassement
Le foisonnement devient très concret dès qu’on compte les rotations. Une benne de chantier classique emporte autour de dix à douze mètres cubes utiles, un camion de petit gabarit trois à quatre mètres cubes, et un semi-remorque environ vingt-cinq. Prenez le creusement d’un bassin de dix mètres sur quatre, profondeur moyenne un mètre quatre-vingts : cela fait soixante-douze mètres cubes en place. Dans une terre rouge argileuse à 1,30, on charge quatre-vingt-quatorze mètres cubes. Avec des bennes de douze, on passe de six à huit rotations.
Deux rotations supplémentaires, ce sont deux allers-retours facturés, deux fois la taxe de dépôt et une demi-journée de pelle mobilisée à attendre le camion. Sur les accès étroits de la corniche des Maures, où le gros porteur ne monte pas et où l’on évacue au petit camion, le même écart se traduit par six ou sept voyages de plus. C’est à ce niveau que le foisonnement se voit sur la facture, pas dans une ligne qui porterait son nom.
Le raisonnement joue aussi dans l’autre sens. Lorsqu’il faut remblayer, par exemple derrière un mur de soutènement ou pour rattraper une plateforme, il faut commander plus de matériau que le volume théorique à combler, puisque celui-ci sera serré couche par couche. Un apport prévu au ras du volume géométrique laisse systématiquement un manque à la fin, et une commande complémentaire de quelques mètres cubes coûte proportionnellement beaucoup plus cher que la livraison initiale.
Le meilleur levier d’économie reste l’équilibre déblais-remblais : réutiliser sur place ce qui peut l’être, en réservant la terre végétale pour les futurs espaces verts et en employant le schiste altéré en corps de remblai. Chaque mètre cube gardé sur le terrain est un mètre cube qui n’est ni chargé, ni transporté, ni taxé.
Volume foisonné = volume en place x coefficient. Nombre de bennes = volume foisonné divisé par la capacité utile de la benne, arrondi à l’entier supérieur. Faites-le vous-même sur votre projet : si le résultat s’éloigne franchement des quantités portées sur le devis, demandez quel coefficient a été retenu et pourquoi.
Il n’est pas obligatoire de le nommer, mais il doit être pris en compte. L’essentiel est que le devis précise si les mètres cubes annoncés sont comptés en place ou foisonnés. Une entreprise qui évacue au réel, c’est-à-dire sur bons de pesage ou bons de dépôt, peut aussi facturer à la tonne : dans ce cas le foisonnement n’intervient plus dans le calcul, seule la densité compte.
Partiellement, oui, à condition que le matériau soit sain, trié et mis en œuvre par couches de vingt à trente centimètres compactées séparément. Mais il en manquera : le foisonnement rémanent fait qu’un matériau remanié ne retrouve pas sa densité d’origine sans énergie de compactage importante. Prévoyez un complément, et ne rebouchez jamais avec de la terre végétale, qui continuera de se tasser en se décomposant.
Parce qu’il passe d’un bloc continu à un assemblage de fragments anguleux qui ne peuvent pas s’emboîter. Les vides entre les éclats représentent facilement la moitié du volume supplémentaire. C’est pourquoi une extraction au brise-roche coûte doublement : le temps machine d’abord, puis un volume évacué nettement supérieur à celui d’une terre ordinaire pour le même trou.
Donnez-nous les dimensions de votre fouille et la nature du sol : nous calculons le volume foisonné, le nombre de rotations et ce qui peut rester sur place. Terrassement Cavalaire-sur-Mer Lacroix, 06 18 79 11 51, du lundi au samedi.

Décapage, nivellement, plateforme de maison et excavation sur tout le littoral des Maures.

Creusement, mise à niveau du fond de fouille et remblaiement pour coque comme pour béton.

Installation, remplacement et mise aux normes de votre assainissement individuel.

Allées carrossables en gravier, enrobé, béton désactivé ou pavés, du décaissé à la finition.